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18 ans de drogue - le sevrageJe me suis droguée pendant 18 ans avec des anxyolitiques couramment appelés "médicaments". Je souhaite, par mon témoignage, alerter sur le danger de ces drogues licites. J'ai perdu à l'âge de 24 ans mon petit garçon que j'attendais depuis 5 mois. Perdre mon enfant était un drame. J'avais commencé à construire ma vie autour de cette naissance que je souhaitais. Une nuit, j'ai ouvert la fenêtre, attirée par ce vide qui me libérerait de cette insupportable souffrance. J'avais mal aux entrailles. J'ai senti une sourde lutte en moi. Je voulais vivre. Le lendemain, j'expliquais ma souffrance à mon médecin qui me prescrivit un anxiolytique bien connu "le lexomil". Dès la prise du "médicament" je me suis sentie bien. La souffrance s'était, en apparence, calmée et je vivais ce drame différemment. Je prenais mon cachet tous les jours. Dès qu'un obstacle surgissait j'augmentais les doses pour fuir mes responsabilités. Puis vers l'âge de 38 ans j'ai ressenti le besoin de me séparer de cette drogue. Je décidai donc d'arrêter. Les premières tentatives furent désastreuses car je cessais, sans ménagement pour mon corps pollué, de prendre le cachet. Après 24 heures je ne savais plus où j'étais. Mon corps me rappelait sévèrement à l'ordre. Je reprenais "mon médicament". J'étais en narco-dépendance. J'ai rencontré un Maître Reiki qui m'a donné une technique de travail sur les énergies et les sons de guérison. Ces techniques, associées aux plantes de substitution, furent de véritables outils de sevrage. Ce fut un enfer. Je restais des nuits sans dormir. Je perdis 10 kilos. Au plus gros du sevrage j'avais complètement perdu le sommeil. J'ai repris la drogue mais je savais que c'était temporaire pour me relever et reprendre la lutte. Je me suis battue avec mon corps et mon âme contre la drogue. Je voulais survivre à cet enfer et me débarrasser de cette "saloperie" que je ne supportais plus. Quand le manque se faisait insupportable je me disais "c'est moins dur qu'hier et plus dur que demain" et je souhaitais me rapprocher de ce demain qui était une nouvelle victoire pour moi si je l'atteignais. J'ai eu des crises d'angoisses inimaginables qui m'ont réveillée. Je voulais vivre. Je voulais voir la vraie vie celle qui se vit et se voit avec les yeux de la vérité et de la loyauté. Il fallait que je trouve le chemin de mes responsabilités. J'ai rencontré des guides, enseignants, astrologues qui connaissent les lois du karma et travaillent à les transmettre et aujourd'hui je pense que la recherche de l'équilibre passe par la connaissance et le respect de ces lois. Fait à Lyon le 15 Mars 2003 |
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