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C'est quoi un médium ? Pour moi c'est d'abord un messager, c'est-à-dire que c'est un être, une personne physique qui prend conscience à un moment ou l'autre de son existence, à travers divers événements de son parcours personnel, qu'il est effectivement relié au ciel et relié à la terre et qu'à travers certains espaces intérieurs qu'il expérimente se développe un certain nombre de capacités : intuitions, claire-audience, clairevoyance, etc, peu importe. Ces différentes capacités de perception, nouvelles pour lui, vont l'amener vraisemblablement à changer du tout au tout l'orientation de son existence, et par conséquent changer la vision du monde qu'il peut avoir. La psy est essentiellement basée sur la coupure: coupure du cordon, personnalisation qui se différencie du "grand autre", de la mère, et vous, vous parlez d'être relié... ? Comment articulez-vous coupure et reliance ? Effectivement, pour moi le médium, dans son authenticité, est quelqu'un qui a pris conscience et qui, à travers une démarche, quelle qu'en soit la forme, a acté dans sa vie cette première coupure, cette coupure dont vous parlez. Coupure avec le tout autre, avec la mère, etc, c'est-à-dire qu'il a pris une distance. Pourquoi ? Je dirais pour ce qui me concerne: pour être plus conscient de sa véritable reliance. De sa vrai relation: à la mère, au "tout autre" et d'abord à lui-même. Mais cela présuppose, pour que le médium intègre pleinement son processus, qu'il ait préalablement balayé devant sa porte, qu'il ait clarifié en lui son rapport au "tout autre", à la mère, au père, en tout cas tel que vous vous le concevez. Vous parlez de langage vibratoire. Pouvez-vous préciser ? Parce qu'en effet, dans la psy on parle de langage en ce sens que le langage est toujours une perte, est toujours une non-union, on arrive à peu près à dire mais on ne dit vraiment jamais. Alors le langage est aussi une coupure, or vous vous parlez de langage vibratoire. C'est comme si vous n'accédiez pas au symbole des mots. Il y a plusieurs questions dans votre propos. Un, quelle est la lecture que l'on peut avoir du langage ? Pour moi, si l'on regarde cela sous l'angle du processus médiumnique, communément appelé médiumnité, c'est d'abord un moyen de communication, une capacité à entrer en communication, un, avec soi, deux, avec les autres, trois avec un "tout autre" ou un "au-delà" de soi. Je vais reprendre la parole de Françoise Dolto "Tout est langage". Espérant ne pas déformer ses propos, ainsi tout ce qui est dit par moi avec des mots, ou qui n'est pas dit par moi avec des mots EST langage. Parce qu'en fonction des espaces qui en moi vont se manifester ou que je vais contacter consciemment, je vais dire certaines choses, je vais pouvoir les expliciter ou je ne vais pas pouvoir les expliciter verbalement mais je vais pouvoir malgré tout les expliciter autrement. Je prendrai un exemple qui me vient à l'esprit et qui me semble suffisamment édifiant: c'est le monde des autistes que je connais très peu mais j'ai cependant observé un certain nombre de personnes vivant dans cet enfermement: pour moi elles communiquent, mais elles ne communiquent pas verbalement, elles communiquent avec leurs modalités propres. Pour moi le médium est celui qui ré-apprend - c'est effectivement un vrai ré-apprentissage - à communiquer et à trouver ses propres modalités de communication avec lui, avec les autres, avec la nature et l'ensemble du monde environnemental qui l'entourent. Il n'y a pas de coupure, il y a au contraire une restauration du lien mais, conscient cette fois-ci. Pouvez-vous préciser ce que vous entendez par "restauration du lien" car pour l'ensemble des milieux psy, cela peut apparaître comme une régression: on refait un contact originel avec la source... alors, c'est régressif ou pas ? Non, en biologie c'est inscrit dans notre processus de croissance. Qu'est-ce qui est inscrit ? Eh bien le fait qu'il y ait effectivement des phases de régression pour des phases de croissance, si l'on fait le choix d'opposer l'une à l'autre. Si on ne les oppose pas, on les voit comme des phases nécessaires au processus non plus de croissance, et je change ici sciemment le terme que j'utilise car le mot croissance peut être ambigu et porter à confusion, je lui préfère le terme "d'intégration" de notre schéma: premier niveau, structurel, deuxième niveau, personnel, troisième niveau, énergétique. C'est ainsi que je le conçois. C'est en fait une ré-appropriation de son schéma énergétique. Une ré-appropriation de mon énergie, de ma vitalité, laquelle est à la source de mon être. Ceci est bien connu en osthéopathie, bien qu'énoncé différemment, puisque l'on parle de "potentiel vital originel": pour ma part je préfère parler de "potentiel vital énergétique". En biologie, ceci est inscrit dans notre structure physique: lorsque l'enfant fait une poussée inflammatoire, une fièvre par exemple, cela correspond à ce que j'appelle dans mon langage le principe de la crème anglaise, c'est une poussée de croissance de son être, un processus d'intégration, il y a alors un saisissement de l'être, l'un de ses espaces, ici le moi, s'intègre un peu plus ou plus exactement l'enfant intègre un peu plus cet espace en lui, il se structure. Pour utiliser le langage de la neurophysiologie et ce qu'en disait notamment le Dr. Chauchard: "C'est une étape de sa maturation psychique, neurologique, voire spirituelle" (le mot étant pris ici dans son acception la plus large). La régression est ici contemporaine de la maturation. Elles ne sont nullement antinomiques. Oui, mais lorsqu'on aborde la médiumnité, on peut y voir un espace fusionnel. On peut même y voir un espace de fuite, c'est vrai. En effet, pour beaucoup de médiums qui ne sont pas conscients des espaces qu'ils traversent, c'est effectivement la seule et unique réalité qu'ils connaissent. Ils vivent une expérience mais ils ne l'identifient pas ou alors ne font-ils pas le lien entre différents espaces en eux qui ne sont pas encore guéris. Je dirais même qui sont blessés ou encore n'identifient-ils pas certains espaces qui en eux sont des espaces de beauté, de grandeur, tout simplement parce qu'on ne leur a jamais donné la possibilité de voir qu'ils étaient grands et qu'ils étaient beaux. La médiumnité ce n'est pas un espace où l'on peut se perdre ? Il n'y a à cet égard pas que la médiumnité. Il n'y a en effet pas plus de risque à vivre l'expérience d'un processus médiumnique en pleine conscience qu'à vivre au quotidien sans se poser aucune question sur qui l'on est et pourquoi l'on a choisi de vivre l'expérience de la vie terrestre. Pour ma part, je vis ce processus comme une intégration de tous mes espaces intérieurs. Je veux dire par là ma personnalité, mon ego, mon mental, c'est aussi l'intégration de mes espaces de frustration et de désirs, c'est l'intégration en moi d'une dimension très grande, celle de ma stature. Je peux effectivement m'y perdre si je n'apprends pas à repérer les jalons qui sur ma route vont m'aider, un peu comme des lumières vont aider un avion à atterrir et à décoller dans de bonnes conditions. La seule question que pose réellement le processus médiumnique, c'est comment j'entre dans ces espaces intérieurs, ces espaces modifiés ou altérés de conscience, comment je réintègre consciemment l'ensemble de mes structures biologiques et vibratoires, comment je les vis dans les différents espaces de mon être. Vous parlez d'autres espaces, c'est-à-dire... vous contactez quoi... la lumière ? Vous connectez des êtres, vous connectez quoi ? Il y a en fait différents niveaux de lectures de ce que j'expérimente et il y a différentes réalités qui sont simultanément vécues lors du processus médiumnique. Vous rencontrez des êtres ? Oui. Vous pouvez en parler ? Oui. Vous les voyez... ? Ils ont un visage ? C'est quoi, c'est qui ? Je ne peux que parler de mon expérience. Lorsque je me mets dans cet état de relaxation profonde, que j'accède à cet état altéré de conscience, cette "mise en état" ayant évolué avec le temps, j'ai un certain nombre de points de repère afin de m'assurer que les espaces que je vais être amené à contacter sont des espaces avec lesquelles je suis en accord. J'entre alors dans un mode de perception qui est tout à fait différent de celui que je peux connaître par ailleurs Au quotidien je peux avoir des intuitions, du feeling, des flash, je peux faire des rêves éveillés, dans cet état particulier mon champs de conscience se modifie, je vois en même temps que j'entends simultanément, je m'entends parler, je me vois voir, tout cela à un autre niveau de conscience encore une fois, sous une autre modalité, tout se passe en continu, tout se vit dans une totale clarté de conscience, je peux être amené à percevoir certaines musiques, que l'on peut appeler la "musique des sphères", perçois vibratoirement différents niveaux de conscience, ce, encore une fois, simultanément. Ma conscience ainsi élargie s'ouvre et m'ouvre à un espace multidimensionnel. Suivant les personnes qui sont présentes à ce moment-là, je suis amené à percevoir des ambiances et des types d'êtres différents; qui sont ces êtres ? Ils se sont présentés pour certains d'entre eux comme ayant déjà vécu le processus d'incarnation d'une âme sur terre et ayant par conséquent quitté notre plan de conscience, d'autres n'ayant jamais fait l'expérience de notre plan de conscience mais aidant sur d'autres plans des âmes comme les nôtres, "âmes humainement incarnées" comme ils aiment à nous appeler, à évoluer et surtout à ne pas fuir leur processus d'incarnation mais au contraire à être toujours plus incarnés. Alors ce sont des êtres à visage humain ? Non, du moins pourrait-on longtemps échanger vous et moi à ce sujet. La première expérience de ce type remonte à plusieurs années déjà. C'était une journée de plein soleil. J'étais assis à mon bureau, bureau à gauche duquel il y avait une fenêtre. Plusieurs mois auparavant, j'avais fait une instante demande à mon ange, à mon guide intérieur... de le rencontrer, tout simplement parce que je suis un homme de dialogue et j'avais le désir ardent d'entrer en communication avec lui afin d'échanger. Je ne cherchais pas par là une preuve de son existence ou de sa non-existence, mais déjà conscient de sa présence, je souhaitais vivre une relation plus étroite avec lui. Cependant, j'avais oublié cette demande... Je n'avais pas de croyance particulière quant à la forme que sa présence pouvait revêtir. J'étais simplement dans l'attente d'une rencontre de personne à personne, si je puis dire. C'est alors que lors de cette journée, il s'est manifesté dans l'embrasure d'une fenêtre, de plein pied. Il avait certes une forme humaine, c'était cependant plus une sorte d'aura, de voile, une ambiance énergétique, une lumière particulière, un halo, plus exactement. Il est resté immobile, verbalement silencieux. La certitude que j'ai eu à ce moment-là c'est que nous étions en dialogue conscient, je dirais aujourd'hui d'âme à âme. C'était en réalité un peu comme un cur à cur, deux curs battant à l'unisson. Je sentais que son énergie était différente de la mienne et je sais aujourd'hui. Avec le recul, je sais aujourd'hui qu'il a réveillé en moi une énergie dont je savais qu'elle était mienne, mais avec laquelle j'avais quelque peu du mal à cohabiter, compte tenu mon extrême sensibilité. Il n'y a donc eu aucun mot ? En effet, aucun langage ne s'est formalisé en moi à ce moment-là. Aujourd'hui, je peux dire "j'ai vu et j'ai su". Pourtant, lors de vos rencontres en channeling vous parlez... Alors comment mettre en mots un ciel qui ne parle pas ? Ceci est une autre question. Je dirais même une autre problématique. Car entre temps j'ai vécu une autre expérience au cours de laquelle le type de dialogue que j'expérimente aujourd'hui s'est mis en place. Au cours de cette expérience j'ai été vibratoirement rejoint par une énergie que j'ai petit à petit au cours des années appris à reconnaître comme étant ce que je peux appeler aujourd'hui ma famille d'âmes. A travers différents types d'exploration consciente et de processus de guérison mémoriel, cette connexion énergétique a pris corps en moi, je l'ai progressivement intégré jusqu'à rendre possible ce processus de verbalisation qui lui permet aujourd'hui de s'exprimer par ma voix. Je vis aujourd'hui l'expérience telle qu'elle se propose à moi; elle ne cesse de m'interroger et de m'ouvrir toujours plus à qui je suis et à bien d'autres espaces dont je n'avais pas conscience jusque là même si j'en pressentais l'existence. La lecture que je peux en avoir aujourd'hui, objectivement, est la suivante: je sais que par nature je suis un homme de communication. Je suppose que dans l'ensemble de mes structures cérébrales notamment, il y a des circuits propices à ce qu'il y ait une traduction de ces impulsions vibratoires que je perçois, accueille et intègre par tout mon être, impulsions vibratoires qui empruntent certaines ressources dont je dispose cellulairement. Une mise en forme se fait automatiquement, le langage qui leur est propre: ils vont jusqu'à inventer des "vocables" comme ils les appellent, pour nous rejoindre vibratoirement et nous transmettre des informations par le biais de ces "mots" nouveaux. Autant d'ajustements par lesquels une transmission d'informations s'opère, contribuant à des réajustements énergétiques et vibratoires des différents espaces de mon être, mais aussi et surtout de ceux et celles auxquels ils s'adressent lorsqu'ils transmettent un enseignement. Comment peut-on traduire la lumière ? Je ne sais pas si on peut la traduire, mais on peut la rayonner. Ce dont je me suis aperçu, c'est qu'au fur et à mesure de ces rencontres, perceptiblement, la compréhension de moi-même, l'intelligence que je pouvais avoir de moi-même, intelligence de mes modes de fonctionnement, intelligence de l'environnement qui m'entoure, intelligence de ma relation à autrui et de ma relation à la lumière, à Dieu, à des êtres, etc, peu importe les mots que l'on peut poser sur ces différentes réalités, s'est modifiée. Je veux dire par là, dans le sens d'une plus grande clarté: d'une conscience plus vive, plus paisible. Cela a petit à petit fait naître en moi un climat de sérénité, de douceur, j'ai comme l'impression d'avoir grandi de l'intérieur. Alors, ces êtres sont à l'intérieur de vous... à l'extérieur de vous ? Où a lieu la rencontre ? Il y a plusieurs niveaux de réponses à votre question. La rencontre a d'abord lieu dans un face à face avec moi-même. Je veux dire par là que ces êtres me rencontrent dans des espaces de moi-même dont je n'avais pour certains d'entre eux pas conscience jusque là; c'est un premier niveau de rencontre. Ils me rencontrent, ou plus précisemment nous nous rencontrons, au travers ce que j'ai appelé il y a quelques minutes mon "schéma énergétique", ma structure biologique et vibratoire, c'est-à-dire de la totalité de ce que je suis, avec mon histoire, mes errances, mes découvertes, etc, ils me rencontrent dans tous ces espaces-là, ils s'ajustent à moi vibratoirement et m'aident à m'ajuster vibratoirement à eux pour que la rencontre aie lieu à un moment donné. Nous nous rejoignons en fait dans un espace de grandeur et de beauté, sans doute qu'ainsi l'une des parties de moi, la plus grande, la plus belle, mon essence vibratoire peut-être, mon âme, entre en communion avec eux et j'ose dire qui se rend capable d'aller oser jusqu'à vivre cette expérience. A l'intérieur, à l'extérieur ? A l'intérieur. Où, à l'intérieur ? Dans le lieu du cur. Ce qui signifie en clair pour moi, un cur aligné, ou dit autrement en syntonie et non pas en synchronicité, en phase avec ma conscience éveillée, en amour avec ma puissance intérieure, mon pouvoir intérieur bien ajusté. En réalité, ce n'est pas un lieu, mais de multiples lieux en lesquels s'opère la rencontre et cette rencontre va jusque dans le physique. Vibratoirement, la rencontre me rejoint dans ma physicalité, en tant qu'elle est le lieu ultime de mes contradictions, de mes peurs, de mes doutes et également de mes pas de conscience, de croissance, etc. Alors, coupure du cordon ? Cela signifierait-il qu'il y a un cordon à l'intérieur de soi, qu'il faudrait non seulement couper avec le cordon maternel mais qu'il faudrait se relier à quelque chose d'intérieur ? Il est clair qu'on ne peut pas naître à nous-mêmes sans l'autre, mais plus encore on ne peut naître à nous-mêmes que si l'on coupe cette relation, vous dites au père et à la mère, je dis à la mère et au père, consciemment, ce lien qui nous empêche de nous connecter directement à notre propre source. Pour autant, on ne peut pas se fonder soi-même... ? Certes, c'est pourquoi ce cordon est nécessaire, ce type de reliance est nécessaire sinon on n'existerait pas. Cependant pour exister pleinement, il faut être conscient des limites de cette relation à l'autre et partant de là, partant de cette coupure, il s'agit en réalité de se ré-axer, de se ré-axer de tout notre être, dans toutes les couches de notre être, sans s'appuyer sur d'autre schéma que le sien. Dans mon langage, je dis du biologique au vibratoire, on pourrait également dire du psychologique au spirituel.
Bernard DUCHÊNE canalise l'Énergie du Rayon d'Or, son épouse Dominique (psychologue diplômée, Master en Énergétique) celle du Rayon d'Argent. Les Maîtres de Lumière de la Communion d'Âme et de la Reliance qui diffusent sur Terre cette énergie délivrent également depuis 1996 des enseignements dans le but d'aider l'homme d'aujourd'hui à incarner sa mission d'âme. |
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