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Quand j'étais jeune, je pensais: "Oh, si seulement je n'avais pas à travailler, si je pouvais méditer toute la journée, alors je changerais." Puis je partis vivre en Inde et rencontrai des gens dans des ashrams bien connus, qui vivaient dans l'entourage de maîtres authentiques et qui méditaient beaucoup... mais qui me déçurent pleinement: ils parlaient trop, ils se critiquaient les uns les autres, ils étaient jaloux. Ce fut un grand choc de prendre conscience qu'il est possible de beaucoup méditer sans changer véritablement. Bien sûr, en ce qui concerne les sages, de jour en jour il était impossible de découvrir une quelconque faiblesse et mon admiration pour eux allait croissante - Ramdas, Mâ Anandamayi, les Rinpochés tibétains, les maîtres Soufis et autres. Mais il y avait tellement de différences entre eux et leurs disciples. D'où venaient ces différences ? Pourquoi celui-ci était-il encore fier ? En réaction ? Pourquoi était-il encore perdu dans des "j'aime" et "j'aime pas" après tant d'années ? Et celui-ci, pourquoi était-il si aimant, si manifestement sage, si libre, alors même qu'il n'avait pas atteint l'état de Ramana Maharshi lui-même ? Alors, je compris que c 'étaient la gentillesse, la bonne volonté, l'amour, le service et la compassion - qui n 'ont rien de particulièrement ésotérique ou fascinant - qui généraient les plus grandes richesses. Ce fut une grande leçon. Texte d'Arnaud Desjardins; extrait du livre "A mi-chemin du sommet" de Mariana Caplan, éditions A.L.T.E.S.S. |
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| Les personnes de notre passé se méfient de notre futur. |