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EgocentrismeEn réaction aux propos de certains astrologues en herbe dénonçant à tout bout de champ et voyant partout de l'égocentrisme, j'ai eu envie de réagir en resituant ce qu'est réellement l'égocentrisme. Cela parce que j'ai eu envie de rappeler qu'il n'est pas de science plus égocentrique que l'astrologie, puisqu'elle prend l'homme pour centre de l'univers ! Et non pas l'homme avec un grand H, mais bel et bien: vous, monsieur tout le monde. Pour l'astrologie, le temps et le lieu où vous vous êtes incarné sont les données les plus essentielles, l'astrologie en faisant son sujet d'étude le plus fondamental. Alors, parce que l'astrologie est la science la plus "révélatrice" qui soit, je me suis dit qu'elle ne pouvait pas se tromper en manifestant et en se fondant sur un tel "égocentrisme". En vérité, il semble plutôt que ceux qui dénoncent "l'égocentrisme" fassent une confusion avec l'égoïsme. L'égocentrisme considère l'ego de l'individu comme un centre, tout simplement. Le point de vue égocentrique ne se leurre pas sur le fait que le monde extérieur ne pourra être toujours rendu que via le point de vue subjectif de l'humain, qu'il n'existe aucune objectivité possible dans le regard que porte l'homme sur la réalité des choses. Tout au plus peut-il tendre à cette objectivité, grâce à la science, justement. Et c'est sans aucun doute le but poursuivi par l'astrologue qui possède la science par laquelle il peut sonder sa propre subjectivité. Cela, afin de rejoindre son propre centre, précisément. On rêverait alors d'un monde peuplé d'individus vraiment égocentriques, c'est-à-dire "centrés". Un monde où l'homme "serait" tout simplement, pour lequel la projection, le transfert et toutes autres stratégies inconscientes destinées à la survie de l'ego ne seraient plus nécessaires, puisque l'ego serait parvenu là où il se doit d'être: AU CENTRE. On en rêve, car ce serait un monde où il ne serait plus nécessaire de voir la paille dans l'œil de l'autre, pour mieux juger de la poutre qui est dans la nôtre... Un monde d'individus centrés et pleinement conscients de leur participation créative à la réalité des choses. Tandis que l'égoïsme qui n'est pas centré, mais possède néanmoins toutes les caractéristiques de l'ego dans la triste méconnaissance de lui, persiste à se croire séparé du tout et, n'ayant pas trouvé son propre centre, à se définir au gré d'aléas exogènes qu'il ne peut vivre que dans le rapport de force afin d'assurer sa propre survivance. Et cet ego fragilisé par cette méconnaissance de lui-même n'en est que plus tyrannique et injuste... Un sain égocentrisme apparaît alors des plus souhaitable, plutôt que cette attitude fausse et hypocrite consistant à se faire croire que l'intérêt de tout un chacun n'est pas sa propre survie ! Structurer son ego, l'embellir, l'aimer et le comprendre davantage devrait être le but consciemment poursuivi par celui qui cherche sa réalisation. La liberté et la reconnaissance qu'il s'accorderait ainsi à lui-même deviendraient alors le moyen de l'accorder à l'autre, dans le respect de son propre égocentrisme et donc de sa différence. Et c'est en sondant son propre ego que l'homme a le plus de chance de reprendre contact avec son âme, et, par là, avec son universalité. Car c'est le seul et unique moyen de prendre conscience de son appartenance à l'âme du monde. C'est un paradoxe, mais la vérité est paradoxale: c'est par l'égocentrisme que l'homme peut retrouver son universalité et son sentiment de solidarité avec toute chose... Et il n'est sans doute pas de science plus à même de l'aider à faire ce chemin que l'astrologie. Laurence Larzul - http://www.lemilieuduciel.asso.fr |
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| On considère comme réalité ce à quoi on croit, et comme illusion ce à quoi on ne veut ou ne peut pas croire. |