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François

A propos des besoins

Dieu en donnant à l'homme le besoin de vivre lui en a-l-il toujours fourni les moyens ?


    "Oui, et s'il ne les trouve pas, c'est qu'il ne les comprend pas. Dieu n'a pu donner à l'homme le besoin de vivre sans lui en donner les moyens, c'est pourquoi il fait produire à la terre de quoi fournir le nécessaire à tous ses habitants, car le nécessaire seul est utile; le superflu ne l'est jamais."

Pourquoi la terre ne produit-elle pas toujours assez pour fournir le nécessaire à l'homme ?


    "C'est que l'homme la néglige, l'ingrat ! C'est pourtant une excellente mère. Souvent aussi, il accuse la nature de ce qui est le fait de son impéritie ou de son imprévoyance. La terre produirait toujours le nécessaire si l'homme savait s'en contenter. Si elle ne suffit pas à tous les besoins, c'est que l'homme emploie au superflu ce qui pourrait être donné au nécessaire. Vois l'Arabe au désert: il trouve toujours à vivre, parce qu'il ne se crée pas des besoins factices; mais quand la moitié des produits est gaspillée pour satisfaire des fantaisies, l'homme doit-il s'étonner de ne rien trouver le lendemain, et a-t-il raison de se plaindre d'être au dépourvu quand vient le temps de la disette ? En vérité, je vous le dis, ce n'est pas la nature qui est imprévoyante, c'est l'homme qui ne sait pas se régler."

Les biens de la terre ne doivent-ils s'entendre que des produits du sol ?


    "Le sol est la source première d'où découlent toutes les autres ressources, car, en définitive, ces ressources ne sont qu'une transformation des produits du sol; c'est pourquoi il faut entendre par les biens de la terre tout ce dont l'homme peut jouir ici-bas."

Les moyens d'existence font souvent défaut à certains individus, même au milieu de l'abondance qui les entoure; à qui doivent-ils s'en prendre ?


    "A l'égoïsme des hommes, qui ne font pas toujours ce qu'ils doivent; ensuite, et le plus souvent, à eux-mêmes. Cherchez et vous trouverez: ces paroles ne veulent point dire qu'il suffit de regarder à terre pour trouver ce qu'on désire, mais qu'il faut le chercher avec ardeur et persévérance et non avec mollesse, sans se laisser décourager par les obstacles qui, bien souvent, ne sont que des moyens de mettre à l'épreuve votre constance, votre patience et votre fermeté."

Extrait de "Le Livre des Esprits" d'Allan Kardec, 1857, réédition Dervy.


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haut de page On considère comme réalité ce à quoi on croit, et comme illusion ce à quoi on ne veut ou ne peut pas croire.