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De l'existentiel à l'essentiel« Plus haut (Michel Berger chanté par France Gall) Bonjour. « Aller à l’essentiel » sont les premiers mots de la page d’accueil de ce site. Aller à l’essentiel… et non pas « aller à l’existentiel ». Pour aborder avec vous la différence entre l’essentiel et l’existentiel, je vous parlerai pêle-mêle de ce sujet d’une façon générale et à partir de ma propre évolution. Votre chemin n’étant pas nécessairement le mien, j’espère de tout mon cœur que mon texte vous aidera à mieux vous positionner par rapport à votre propre chemin de vie. Gardez-en ce qui vous convient et laissez-moi ce qui m’appartient. Pendant longtemps, je me suis nourri des conditionnements limités générés par mon mental, ma personnalité, ma famille, mes émotions, bref par mon état incarné. Je me suis progressivement ouvert à la reconnaissance de mon individualité, ce qui m’a poussé à me vivre au niveau de l’âme. J’ai connecté aux réalités énergétiques, invisibles, bien plus vastes que la limitation de l’incarnation. J’ai beaucoup utilisé le corps et la matière comme seules références. L’âme et la lumière ont progressivement gagné en importance, et tout mon rapport au matériel a changé. Cela s’est manifesté en particulier au niveau de la nourriture, de l’argent et de la sexualité. Aujourd’hui, ma priorité se trouve dans l’invisible. J’ai beaucoup souffert de ne pas voir des moments éphémères se prolonger indéfiniment. Je cherchais midi à quatorze heures, et l’infini dans le fini. J’ai appris à distinguer l’éphémère de l’infini, et conséquemment à renforcer ma présence aux deux. J’ai soigneusement séparé et catégorisé tous les aspects de ma vie : professionnelle et privée, intime et publique, familiale et amicale… et me suis ainsi morcelé moi-même. J’ai progressivement laissé tomber ces frontières artificielles pour ne garder que celles qui sont absolument essentielles, celles qui m’évitent d’être envahi par certaines énergies non souhaitables. Cela m’est bien égal de définir dans quel « contexte » quelqu’un me rencontre. Ce « contexte » n’est qu’un alibi pour la recherche, pour la relation. Je ne fais plus aucune mention de mon métier. Après tout, quelle importance ? Je rends floues et donc fluides les frontières entre les diverses « catégories » de relations. Clients, disciples, amis, famille, amants… ne sont que des termes destinés à définir, à limiter et/ou à canaliser le vécu entre nous. Ce qui n’empêche que j’installe et maintiens une structure claire quand c’est nécessaire. Ce vécu est dirigé par ma conscience, et non par un système ou une morale destinés à maintenir ces catégories. Cohérent avec tout ce qui précède, j’ai évidemment mené mes relations intimes sur un mode d’exclusivité et de possession de l’autre. Puis j’ai découvert qu’en m’ouvrant à l’amour, je m’ouvrais également à la liberté. En cessant de me protéger ou de protéger mes acquis, je me suis ouvert à la vie. Une relation est unique, qu’elle soit furtive ou évolutive. Mais elle n’est pas stagnante. Sinon, elle n’a de relation que le nom. J’ai donné des consultations individuelles pendant dix ans. J’y ai progressivement ajouté l’animation de séminaires de groupes. Puis j’ai remplacé les consultations individuelles par une formule élargie dans laquelle il n’y a plus de limitation de temps, de nombre de participants ni de techniques à utiliser. J’ai constaté que l’insistance pour obtenir une consultation individuelle – séparée - est le miroir extérieur de la façon dont une personne s’accroche à sa séparation intérieure, à sa seule identification à certains aspects – ou espaces - d’elle-même. J’ai constaté également que les participants aux groupes (en tous cas à mes groupes) s’ouvrent à leur propre multiplicité à la même allure et avec la même force qu’ils s’ouvrent à la multiplicité du groupe. Ils s’ouvrent également plus vite à la relation au niveau de l’âme, soumise à d’autres lois que la relation au niveau de la personnalité. C’est dans la même optique que celle des groupes réunis physiquement que je m’adresse au groupe humain à travers Internet, véritable vecteur de connexion bien dans l’esprit de l’ère du Verseau. Internet est, dans l’incarnation, une des voies de communication les plus proches de la communication par l’âme qui ne subit pas les limitations existentielles.. Le vécu existentiel est celui de l’incarnation, de l’existence. Les points de référence des personnes qui se vivent à un niveau existentiel sont le corps et ses attributs (les cinq sens et la sensualité, en particulier), le mental, le rationnel, la connaissance et la science, la personnalité, la terre, la mère, la maternité, la famille biologique, les émotions. Ces personnes aiment mettre leurs mains dans la terre, bien manger, avoir des orgasmes, admirer un coucher de soleil... Elles croient à ce qu’elles voient, entendent et sentent, et sont émerveillées ou dégoûtées par ce que leurs sens perçoivent. Le ressenti est leur principale source de perception du monde. Le corps et la personnalité étant leurs principales références, il n’y a pour elles rien après la mort. Ou alors, l’après-mort est un concept, une théorie qui ne correspond à aucun vécu personnel. Les personnes qui vivent sur un plan existentiel cherchent en général à posséder les gens autant que les objets. Il y a une peur de perdre et de mourir, et donc une tendance à s’accrocher à ses acquis. Les émotions de la peur et de la jalousie accompagnent fréquemment les relations existentielles. Les personnes existentielles vivent en fonction de ce qu’elles croient. L’amour, qui mène au rapprochement, est la valeur principale de l’existence. La recherche de fusion en est sa principale déviance. L’existence est le domaine d’Eve, et d’Adam qui la veut pour épouse. Le vécu essentiel est celui de l’âme et de l’esprit, celui de la rencontre avec le divin et avec la lumière. Les points de référence des personnes qui se vivent à un niveau essentiel sont l’énergie, l’extrasensoriel, la transcendance, le savoir, l’autorité, la loi, « le ciel », le père. C’est le domaine de l’évidence plutôt que de la connaissance qui, elle, appartient au plan existentiel. Ces personnes aiment les hautes vibrations et se mettent au service de ce qui dépasse leur personnalité. La foi remplace les croyances qui limitent et détournent de la vérité. La conscience, en particulier la conscience d’un plan global, est leur principale source de perception du monde. L’âme et le divin étant leurs principales références, l’incarnation n’est qu’un passage dans un plus grand cycle, comparable à un rêve, à des vacances, à une école, ou encore à une mission. Les personnes qui vivent sur un plan essentiel ne s’encombrent pas de détails. Leur cadre de vie est dépouillé, zen. Elles ont une résistance à s’attacher. L’émotion de la colère peut accompagner les relations qui se veulent essentielles. Les personnes essentielles vivent en fonction de « ce qui est ». L’esprit, qui mène au discernement, est la valeur principale de l’essence. La fuite en est sa principale déviance. L’essence est le domaine d’Adam, s’il ouvre ses bras à Lilith. Ces catégories sont schématiques (essentielles) et demandent évidemment à être nuancées dans la pratique (existentielle). Notez au passage que la libre-pensée nous maintient dans le plan existentiel : la pensée y est libre, insoumise à l’esprit et à la conscience. La libération de l’emprise de la pensée nous ouvre au plan essentiel. Avez-vous déjà observé des mouches ou des abeilles se heurtant aux fenêtres fermées dans leur tentative de sortir des maisons ? Nos pensées sont comme ces fenêtres, remparts invisibles entre la lumière et nous. Mon propre chemin, la voie de mon âme, ma carte du ciel, mon destin (appelez cela comme vous voudrez) m’invitent à franchir ces fenêtres, à vous guider vers l’essentiel. Je suis le père qui révèle avant d’être la mère qui accueille. Certes, je me suis appuyé sur mon « coté féminin » et j’ai fortement développé ma présence dans l’incarnation à travers la création d’un lieu d’accueil et de vie. Mais cet aspect existentiel de ma vie et de mon travail n’est qu’un moyen, jamais un but en soi, pour accroître l’efficacité de ma voie vers l’essentiel. Ce n’est pas pour rien que je n’ai pas fondé une famille, que je n’ai pas d’enfants, que je me nourris plus de lumière que de nourriture matérielle, que mon travail n’implique pas un rapport direct au corps, que ce travail est au maximum de sa puissance quand le corps (et le mental) est à l’arrêt, immobile. Considérez-moi comme un guide de conscience, un prêtre sans église, quelqu’un par qui retrouver le chemin vers une spiritualité vécue et ancrée dans la vie quotidienne. Il s’agit évidemment de mon chemin. Loin de moi l’idée que ce chemin doit être celui de tous, ni qu’il est le meilleur. Je ne peux que respecter celui des autres, et je le respecterai d’autant plus que je m’engage à fond dans le mien. Plusieurs des personnes qui sont en travail avec moi font, en complément, un travail par le corps et/ou avec une femme, ce qui est une très bonne chose si cela leur convient. Je suis inévitablement en relation, voire même en collaboration, avec plusieurs personnes très existentielles. Je suis, grosso modo, confronté à deux types d’attitudes de la part des personnes qui viennent à moi : celles qui s’ouvrent à l’essentiel et celles qui se maintiennent dans l’existentiel. Je guide les premières aussi loin qu’elles sont disposées à l’être. Quant aux autres, les personnes qui se maintiennent (exclusivement) dans l’existentiel, je suis aussi vigilant que possible. Soit elles sont à l’aise dans leur propre vécu et elles m’acceptent comme je suis, et les relations sont par conséquence détendues et agréables. Soit elles projettent leurs conceptions et leurs désirs sur moi, tout en se refusant un niveau de réalité auquel elles pourraient s’ouvrir, auquel cas elles importent une certaine tension dans la relation. En persistant dans leurs fantasmes, elles se préparent une grosse désillusion qui se traduit sous forme de déception, de tristesse, de colère, de jalousie ou de toute autre émotion forte propre au plan existentiel dans lequel elles se maintiennent. Les signes avant-coureurs d’une telle tension sont la revendication et la volonté de contrôle. Je peux désamorcer ce piège si la personne m’exprime clairement son attente. La plus forte insistance que je rencontre (au moment d’écrire ces lignes) est celle des personnes qui veulent à tout prix me rencontrer en individuel, alors que cela va à l’encontre de l’essence de mon travail. Si l’attente ou le présupposé est inexprimé, voire inconscient, la découverte du conflit entre le fantasme et la réalité devient inévitable. La force de la désillusion est à l’image de l’illusion qui la précède… Plusieurs films illustrent parfaitement ce double sujet de l’essentiel et de l’existentiel. « Samsara », réalisé par Pan Nalin, suit un jeune moine bouddhiste dans son hésitation entre sa vocation religieuse et une vie de famille. Simple, beau et prenant, ce film approfondit ces deux réalités avec une grande tendresse, et sans parti pris. « La dernière tentation du Christ », réalisé par Martin Scorsese, a soulevé beaucoup de poussière à l’époque de sa sortie. Relativement fidèle aux évangiles jusqu’à la crucifixion, le film change soudainement de cap en montrant un Christ qui redescend de la croix pour fonder une famille, abandonnant ainsi sa vocation de Messie. « Jonathan Livingston le Goéland », réalisé par Hall Bartlett d’après le livre de Richard Bach, suit le parcours d’un goéland qui est banni par son clan, ce qui lui permet de recevoir un enseignement admirable. Il revient ensuite au clan, devenu enseignant à son tour. Le « Jeanne d’Arc » de Luc Besson amène une intéressante réflexion sur le sujet. Quelle évolution depuis le massacre de son village jusqu’au dialogue avec sa propre conscience ! Dans une scène du film, Jeanne informe les chefs de guerre français que l’armée anglaise reconstruit un pont. Les soldats lui signalent qu’ils ne sont au courant de rien, et qu’elle-même n’est pas allée sur place. Sa réponse : « Vous avez consulté vos conseillers, j’ai consulté les miens ». Il n’y a pas plus direct que ça. « La cité des anges », un remake de Brad Silberling d’après un film de Wim Wenders, franchit résolument la frontière entre les deux mondes en suivant un ange (Nicolas Cage) qui choisit de s’incarner par amour pour une femme (Meg Ryan). Il y a également ceux qui hésitent à faire le pas dans l’autre sens, ceux qui restent attachés au monde incarné alors qu’ils l’ont déjà quitté. Parmi les milliers de films consacrés à ce sujet, rappelons-nous « Ghost » de Jerry Zucker avec Demi Moore et Patrick Swayze. Citons également l'admirable « Les autres » de Alejandro Amenabar avec Nicole Kidman, et « Le sixième sens » de M. Night Shyamalan avec Bruce Willis. Enfin, je vous conseille le merveilleux « Histoire de Marie et Julien » de Jacques Rivette avec Emmanuelle Béart, dont je ne vous raconte rien pour que vous le découvriez avec un regard aussi vierge que possible. A toi qui m’a lu jusqu’au bout, je te souhaite une belle, une très belle vie. François De Kock. PS : Une grille de lecture pour les astrologues. Les astrologues pourront s’exercer à repérer les tendances essentielles et existentielles dans une carte du ciel comme suit : Les maisons sous l’horizon, c’est-à-dire les maisons 1 à 6, décrivent l’expérience existentielle. Observez les planètes et autres éléments qu’elles contiennent pour connaître le rapport à l’incarnation. Accordez une attention toute particulière au Fond du Ciel. Les signes (du Bélier à la Vierge) et les planètes (personnelles) qui leur correspondent sont autant d’indications du même phénomène. Idem pour la première moitié du cycle soli-lunaire. Les maisons au-dessus de l’horizon, c’est-à-dire les maisons 7 à 12, décrivent l’expérience essentielle. Observez les planètes et autres éléments qu’elles contiennent pour connaître le rapport à l’esprit. Accordez une attention toute particulière au Milieu du Ciel. Les signes (de la Balance aux Poissons) et les planètes (transpersonnelles pour la plupart) qui leur correspondent sont autant d’indications du même phénomène. Idem pour la seconde moitié du cycle soli-lunaire. Petite exception pour la Balance et la maison 7, qui seront assimilés à l’existentiel si le sujet projette sa réalité personnelle sur l’autre, plutôt que de rencontrer l’autre comme représentant de l’Autre. Petit exemple tout simple : Nœud Sud en Taureau et maison 4, Nœud Nord en Scorpion et maison 10 : cette personne, très accrochée (mais avec difficulté) à la sécurité matérielle et familiale, devra apprendre à transcender le plan existentiel auquel elle reste scotchée. En passant par la découverte de ses ombres et en étant initiée aux réalités énergétiques, elle devrait finir par donner toute la priorité à l’esprit et par vivre sur un plan beaucoup plus essentiel que par le passé. Imaginez l’inverse : Nœud Sud en Scorpion et en maison 10, Nœud Nord en Taureau et en maison 4. Cette personne, au départ dominante sans avoir les pieds sur terre, devra apprendre à vivre pleinement le plan incarné à travers un labeur lié par exemple à la création d’une famille ou à la gestion d’un lieu de vie. Tout cela est fort simple, assurément. Mais, comme toujours en astrologie, la complication vient par la multiplicité des combinaisons et des aspects possibles à partir des principes de base. Il suffit de bien maîtriser les données essentielles pour être à l’aise dans l’exploration de leurs nombreuses déclinaisons existentielles. |
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| Les personnes de notre passé se méfient de notre futur. |